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François Pompon
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François POMPON

Pompon est né à Saulieu dans la Bourgogne française, d’un père ébéniste. Il entre à l’âge de 15 ans au service d’une entreprise de pompes funèbres à Dijon, où il apprend les rudiments de la sculpture. Il fréquente le soir l’École des Beaux Arts. Parti cinq ans plus tard pour Paris, il continue de travailler dans la journée pour un entrepreneur de pompes funèbres, à Montparnasse, et se rend le soir à l’École Nationale des Arts Décoratifs. Il travaille plus tard aux nouveaux ornements de l’Hôtel de Ville, incendié au moment de la Commune. C’est durant sa formation qu’il rencontre le sculpteur animalier Pierre-Louis Rouillard, probablement la source d’inspiration du travail qui le rendra beaucoup plus tard célèbre.

Il épouse Berthe Velain en 1882, couturière tout comme sa mère. Il tente de créer une œuvre dans son propre style et son premier objet de grande taille, « Cosette », attire l’attention du jury du Salon. Une carrière en tant que sculpteur indépendant semble toutefois encore éloignée. Il entre enfin au service de Rodin, où il devient trois ans plus tard « chef d’atelier ».

À partir de 1896, il travaille beaucoup pour le sculpteur alors célèbre René de Saint-Mareaux, jusqu’à la mort de ce dernier en 1916. Il continue ensuite de chercher un propre style, avec un penchant prononcé pour le modelage en plein air. Il met au point pour cela un atelier mobile de modelage très ingénieux. Il est en outre membre de la « Bande à Schnegg », un groupe de sculpteurs gravitant autour de Rodin, ce qui l’influence considérablement. Le groupe est à la recherche de nouvelles formes stylistiques basées sur la sérénité monumentale de la sculpture classique. Pompon se concentre alors de plus en plus sur les animaux mais tarde à être reconnu et traverse une période difficile. Ce n’est qu’à partir de 1919 que son œuvre commence à gagner en popularité. Il vend une sculpture de pierre représentant une tourterelle au Musée de Luxembourg puis, deux ans plus tard, trois sculptures animalières en plâtre au Musée de Grenoble. Sa véritable percée n’intervient qu’à l’âge de 67 ans avec l’exposition de « l’Ours blanc » (plâtre) au Salon des artistes français.

Il expose ensuite avec succès à Tokyo et Osaka et son ours de plâtre, devenu célèbres, est réalisé en marbre. Le musée de Saint-Omer achète quelques œuvres et l’ours blanc obtient en 1929 sa place dans le Musée de Luxembourg. Les presque 3 000 œuvres que Pompon légua à l’État français à sa mort sont finalement exposées dans le Musée des Beaux Arts à Dijon. Le Musée d’Orsay à Paris possède une collection étendue de modèles en plâtre.